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Maia, M. (2005). La santé mondiale entre racket et bien public. LEMEGALODON.NET.
M. A. Maia, "La santé mondiale entre racket et bien public", in LEMEGALODON.NET, 2005
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TY - GEN TI - La santé mondiale entre racket et bien public T2 - LEMEGALODON.NET AU - Maia, M. PY - 2005 UR - http://www.survivreausida.net/a6360 AB - François-Xavier Verschave (coord.), La santé mondiale entre racket et bien public, Paris, Charles Léopold Mayer, 2004. La question du sida retient l’attention car cette épidémie a ceci de particulier qu’elle a suscité une importante mobilisation associative et qu’elle a touché le Nord comme le Sud, devenant l’emblème d’un combat commun. Toutefois, le chemin à parcourir est encore long. L’épidémie continue de progresser dans les pays pauvres et les médicaments antiretroviraux restent inaccessibles pour la plupart des personnes vivant avec le VIH dans le monde. La mondialisation néolibérale fait la guerre au public, réduit le citoyen à un consommateur et transforme la santé en une activité marchande. Les discours de ses adeptes dépeignent l’État comme « trop lourd » et pointent du doigt le « coût du travail ». Mais ils sont trompeurs. « Ce qui coûte cher, ce n’est pas le travail, c’est ce que le capital prend au travail (…) Il coûte de plus en plus cher à la collectivité. 10, 15, 20%, voilà les marges qu’exigent aujourd’hui les actionnaires », s’inquiète Patrick Alloux (p. 114). La mise à mal des droits sociaux est une régression pour la société et un péril pour les Droits de l’Homme. Le public augmente la capacité d’agir d’un collectif. Le privé la ligote. Le privé et la mise en concurrence ne peuvent garantir ni la transparence ni l’égalité. Par ailleurs, des études montrent que les frais d’administration dans le privé sont plus élevés que ceux d’un système public. On ne fait donc pas d’économies en privatisant ; en revanche, on creuse les inégalités. Philippe Pignarre (pp. 59-69) en donne la preuve au travers l’exemple américain, pays où la santé est largement privatisée : les dépenses de la santé y sont les plus importantes des pays de l’OCDE (Organisation de cooperation et de développement économiques), alors que les résultats obtenus restent inférieurs à la moyenne de ces pays (espérance de vie inférieure, mortalité infantile plus importante etc.). Comme le souligne François-Xavier Verschave (p. 261), « le mouvement vers un bien public mondial santé est d’abord le refus d’une marchandisation totalitaire du monde, insupportable lorsqu’elle passe en pertes et profits la vie de dizaines de millions d’êtres humains. » La mobilisation de la société lui est indispensable. Le mouvement social peut changer la donne. La mobilisation des séropositifs est en cela un cas d’école. ER -
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