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Trajectoires résidentielles et dynamiques urbaines: une analyse comparative Lisbonne/Paris
Título Evento
XVIII Colloque International de l'AIDELF, Association Internationale des Démographes de Langue Francaise
Ano (publicação definitiva)
2014
Língua
Francês
País
Itália
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Abstract/Resumo
De nombreux travaux francophones ont montré l’intérêt d’approcher les dynamiques urbaines à partir des trajectoires biographiques (Bonvalet et Grafmeyer, 2002 ; Bonvalet et Lelièvre, 2012). A mesure que la composition de la population, tant démographique que sociale, change, les aspirations résidentielles des habitants évoluent. De plus, la redistribution spatiale des ressources (services, commerces, emplois) et les changements d’accessibilité des différents quartiers participent aux changements d’attractivité des lieux pour certaines catégories de population. L’étude des trajectoires résidentielles permet particulièrement d’étudier certaines phases de la transition urbaine comme celle qui se caractérise par le passage d’une croissance essentiellement liée à un apport migratoire à une croissance dominée par un accroissement naturellement. Cette phase va généralement de pair avec une expansion spatiale de la ville vers les périphéries. Si le modèle général est à peu près bien connu (Dureau, 2XXX), ses déclinaisons particulières le sont moins, souvent fautes de données longitudinales sur un échantillon à la mesure de l’agglomération.
Notre objectif est de proposer une comparaison des trajectoires résidentielles de générations actrices de ces phases dans les agglomérations de Lisbonne et de Paris, grâce à deux enquêtes biographiques : Trajectórias Residenciais e Metropolização (DINÂMIA-CET, ISCTE-IUL); et l’enquête Biographies et entourage (Ined, 2000-2001) réalisées respectivement auprès de 1500 habitants de l’aire métropolitaine de Lisbonne et de 2830 Franciliens.
Après avoir décrit les caractéristiques des deux contextes, nous montrerons la pertinence d’une comparaison des trajectoires résidentielles pour les générations concernées (1945-1975 à Lisbonne et 1930-1950 à Paris). Dans une seconde étape, nous analyserons de façon comparative les trajectoires résidentielles des lisboètes et des franciliens en les rattachant aux dynamiques urbaines : périurbanisation, retour au centre, gentrification. Les trajectoires résidentielles sont l’expression de choix (Grafmeyer, 2010) qui dépendent d’un ensemble complexe de facteurs dont nous expliciterons les effets : origines sociales et géographiques, modèles urbanistiques dominants, production de logements, accessibilité des transports. Nous dégagerons plus particulièrement le rôle des politiques publiques dans les différences constatées entre ces deux villes. A Paris, les villes nouvelles ont joué un rôle très important dans l’orientation des classes moyennes de ces générations vers des centres secondaires en périphérie (Imbert, 2005). Le peuplement de la périphérie lisboète a été beaucoup plus marquée par des initiatives privées. Il convient de relever deux facteurs : la configuration géographique du site fortement contrainte par la largeur du lit du Tage et la poursuite de l’urbanisation selon les axes routiers et ferroviaires principaux.
Agradecimentos/Acknowledgements
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Palavras-chave
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